De
par son caractère archipélagique, la Guadeloupe dévoile
des paysages aussi bien variés que contrastés sur un
archipel composé de 1 628 km2 de terres émergées,
et comprend une multitude d’îles, dont six sont habitées.
D'une superficie de 1 434 km2, la « Guadeloupe continentale
» se compose de deux îles distinctes, qui sont séparées
par un bras de mer n'excédant pas 200 mètres de large,
appelé « la Rivière Salée ».
- La Basse-Terre à
l’ouest, 848 km2 (massif ovale de 45 km sur 20), est montagneuse
et recouverte d'une forêt tropicale très dense du nord
au sud, où abondent de nombreuses rivières et cascades.
D‘origine volcanique (comme certaines îles voisines de
Dominique, Martinique et Sainte-Lucie), son plus haut sommet est le
volcan en activité de la Soufrière culminant à
1 467 mètres, soit la plus haute altitude des petites Antilles.
Comme dans la plupart des îles volcaniques, on y trouve aussi
de nombreuses plages de sable noir et de sable roux.
-
La Grande-Terre à
l’est, 586 km2 (triangle d’environ 40 km de côté),
est plate et aride. L’eau douce de consommation y est amenée
de l’île de Basse-Terre par des canalisations sous le
pont traversant la Rivière Salée qui sépare les
deux îles. Sur un substrat calcaire (comme les îles voisines
d’Antigua ou Barbade), elle se compose d’une plaine bordée
d’une mangrove au sud-ouest, d’une succession irrégulière
de mornes appelée « les grands fonds » au centre,
et d’un plateau aride dentelé de côtes rocheuses
et sauvages au nord. C’est sur le littoral sud de la Grande-terre,
parsemé de plages de sable blanc à l’abri des
récifs coralliens que se concentrent les grandes stations balnéaires
; ce littoral est appelé la « Riviera ». La Rivière
Salée coulant sur un axe nord-sud selon les courants de marée
traverse l’est d’un isthme reliant les deux îles.
La configuration et la position de ces dernières de part et
d'autre de ce bras de mer font qu'elles sont souvent comparées
aux ailes d’un « papillon » déployé
sur la mer.